Ainsi, ce serait bien le dysfonctionnement des sondes Pitot qui serait responsables de la dislocation du vol d'Air France entre Rio et Paris. Un peu comme en politique, quand les sondages ne sont pas fiables, l'opinion est déboussolée et la conduite du char de l'Etat devient aléatoire. Comme quoi il vaut mieux se méfier de tout ce qui sonde, hormis les proctologues professionnels, ça va de soi (comme dirait Brassens).
S'il s'en passe de belles sur la carlingue des avions, dans la cabine, ce n'est pas mal non plus! On a tous en mémoire Delarue ivre mordant de l'hôtesse et du steward, ou encore de ce vol où le pilote et le copilote, partis boire un coup à l'arrière durent forcer à coup de hache la porte du cockpit à leur retour, celle-ci s'étant refermée, ou ce pilote russe bourré dont le zingue s'était écrasé car il avait laissé piloter son gamin de 10 ans. Air India vient de nous offrir une variante: la bagarre générale de l'équipage. Une hôtesse s'étant estimée victime de harcèlement sexuel de la part du pilote l'a fait savoir véhémentement. L'affaire a dégénéré, les horions ont volé puis ce fut le pugilat entre pilotes, stewards et hôtesses, dans l'espace des plateaux repas, sous l'oeil médusé mais inquiet des passagers, car il n'y avait plus personne aux commandes de l'avion.
Pourtant les contes de fées ne nous apprennent-ils pas que les pilotes se tapent les hôtesses (ou l'inverse), tout comme les toubibs se tapent les infirmières (ou l'inverse), les patrons leur secrétaire (pas l'inverse) et les détenus leur visiteuse de prison...?
En tout cas, le pilote d'Air India, avant de prétendre faire décoller l'hôtesse, aurait dû la sonder...