Râleur pas en retard et observateur pas tout neuf

A cette époque, le petit bourg de L. comptait 1438 habitants. Les chefs de famille étaient paysans, vignerons, ouvriers ou chômeurs. Une grande partie des terres de la commune était réservée à la vigne pour la consommation locale. A partie de cépages d'Oberlin; on y produisait un mauvais vin rouge mais d'un fort degré, qui, n'en déplaise à Jean Ferrat, ne donnait pas des centenaires mais des alcooliques. Les ouvriers se rendaient tous les matins à la gare, avec leur musette, pour prendre le "train ouvrier" à 6 heures 30 précises. Celui-ci les conduisait aux usines Schneider du Creusot et les ramenait autour de 19 heures. Alors, le chemin du retour entre la gare et les habitations où les attendaient une femme acariâtre et une marmaille dépenaillée, tenait bien souvent pour les ouvriers, du Golgotha.
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