Râleur pas en retard et observateur pas tout neuf
Dans le temps, la tradition portait les parents à donner à leurs enfants le nom d'un Saint. A l'âge de raison, les chérubins découvraient souvent avec stupéfaction sinon avec tristesse que le modèle utilisé pour les prénommer était un martyr qui avait fini bouffé par un lion ou transpercé de flêche. Afin d'éviter aux héritiers un tel traumatisme, les néo parents firent preuvent de davantage d'imagination, parfois trop comme le relate mon quotidien régional.
Depuis la loi de 1993 qui donne liberté en la matière, apparut une pléthore de prénoms plus ou moins loufoques. Pour les garçons: Pikatchu, Goldorak, Zébulon, Nike, Timberland, et même Babord et Tribord pour des jumeaux. Il y en eut même un baptisé Dieu-Merci, il avait dû avoir eu du mal à être conçu... La secrétaire nationale des verts a appelé sa petite dernière Térébentine et l'on a vu d'autres filles prénommée Gélatine, Clafoutis, Clamoxine, Diva, Solebleu ou encore Orjaune!
Le journal cite également la Nouvelle-Zélande où l'on ne fait guère mieux avec Chardonnay de Minuit, Violence, et aussi Abribus n°16...un emplacement qui dut être chaud pendant quelques instants.
Seuls les anglais semblent plus pragmatiques avec en n°1 Jack et en n°2 Mohammed...
Chez les indiens, au moins, le prénom pouvait évoluer tout au long de la vie et "Jeune cheval fougueux" pouvait très bien devenir "Coqueluche de Squaw" pour terminer "Vieil âne bâté fourbu suceur de viagra"....mais je ne vous dirai pas ce qu'il est advenu de "Jolie perle de rosée", il est des convenances que l'on respecte, même un lundi....
(Sources: le Bien Public)