La polémique autour de M. Heurte-Faux à qui l'on prête des propos racistes ne m'attriste pas outre mesure. D'abord parce qu'on ne prête qu'aux riches. Il est tout à fait possible en effet que les paroles prononcées, qui sont à double sens, l'aient été dans un autre contexte, seulement pas de bol, Heurte-Faux ne s'appelle pas Harlem Désir et la personne concernée par les propos n'était pas auvergnate mais beur. Autrement dit, le terrain était favorable, d'autant que l'on connaît l'amour immodéré du Ministre de l'intérieur pour le faciès méditerranéen.... On aurait cependant pu aisément accorder la présomption d'innocence à M. Heurte-faux qui crie à l'injustice et au scandale, s'il n'avait lui même fait preuve de sectarisme vis à vis d'un Préfet. Ce dernier, dans un contexte aussi trouble, aurait eu lui aussi des paroles équivoques vis à vis de douaniers noirs à l'aéroport de Roissy. Le Préfet, placé en retraite d'office, n'a pas eu le droit au bénéfice du doute ayant lui aussi des antécédents fâcheux.... Aujourd'hui, il doit ricaner amèrement, quant à Heurte-Faux, il peut méditer la morale qui conseille de ne pas faire à autrui ce que l'on ne voudrait que l'on nous fasse!