Le stratège a sonné le rassemblement d'une majorité plurielle bien singulière. Il a rameuté un groupe hétéroclite, fait de bric et de broc, allant des chouans à la gauche adroite en passant par les tueurs de palombes, encore que l'on puisse trouver normal de vouloir faire l'ouverture avec des chasseurs. Mais à vouloir élargir son assise ne court-il pas un risque pour son fondement?
Dans le défilé, voici Bockel et sa gauche moderne, qui, contrairement à la gauche archaïque, est située à droite! C'est nouveau, c'est d'ailleurs pour ça que c'est moderne...
Arrive ensuite Morin et le nouveau centre. L'ancien centre était, devinez où, au milieu. Mais le milieu, ça fait un peu mafia. D'où l'idée de déplacer le centre. Faut dire aussi qu'au centre, il n'y a pas beaucoup de place, en tout cas moins qu'aux extrémités. Ceci dit, c'est vrai que si l'espace est infini aux extrémités de la périphérie, on n'y trouve pas grand monde non plus. Alors que le centre est parfois, historique. Vivre en plein centre, c'est quand même mieux que la banlieue...sauf si c'est Neuilly! Mais c'était déjà pris.
Voilà le char des progressistes tiré par Besson (qui a dit "la culotte"?). Il regroupe ceux qui, partis d'un côté, rampent en progrssant lentement vers le côté opposé (à l'heure actuelle, la progression se fait dans le sens est-ouest). Arrive le Corso fleuri du parti radical de Borloo ( un Ricard, sinon rien) suivi par le Parti des chrétiens démocrates de Christine Boutin. Pas d'inquiétude, il ne s'agit là que de bons chrétiens et non pas des chrétiens qui ne sont pas très catholiques et qui se trouvent à gauche avec les forces du mal!
Tout ce beau monde pour tenter de faire un score aux régionales, encore que cela doive représenter plus de candidats à l'élection que d'électeurs proprement dits! Et bientôt la zizanie...