De Villiers, le fou du Puys du Fou, xénophobe, anti-européen convaincu, ex allié de l'inventeur du SAC, n'avait eu de cesse jusqu'à présent de villipender la politique du monarque, qui, dans son langage fleuri, n'était pour lui qu'un joueur de flûte turque ou encore le lapin tambour Duracell. Mais quand l'enjeu est de faire échec et mat sur l'échiquier politique et que les échéances approchent, le fou et le roi, non sans noblesse, savent faire taire leurs susceptibilités pour devenir alliés de circonstance.
Cohn Bendit, dont le récent leitmotiv était "Tout sauf Bayrou", avait promis à ce dernier qu'il ne serait jamais président de la république, ajoutant pour faire bonne mesure qu'il était ignoble et minable. Ce à quoi Bayrou lui avait répondu qu'en matière d'ignominie il n'avait pas de leçon à recevoir de quelqu'un qui faisait preuve de complaisance avec la pédophilie....Hier, Cohn Bendit, lors de l'université d'été de son parti a souhaité un rapprochement avec le MODEM au nom du pragmatisme politique.
Lorsque vient le soir, les lions et les zèbres viennent bien boire aux rives du même marigot.