Mais à quoi donc songeaient nos responsables administrativo-culturo-politico-diplomatiques en expédiant dans la gueule du loup iranien ce tendron au visage de madone tout droit sorti du couvent des Oiseaux? Il n'a pas fallu longtemps pour qu'elle se prenne les pieds dans les plis des tapis orientaux et se retrouve dans les geôles ayathollesques.
Passée au statut de star faute d'actualité plus émoustillante, elle est au moins parvenue à animer ce triste mois d'août en nous donnant un but: il faut sauver la soldat Reiss! Il faut dire que l'ingénue est bien mignonne sous son foulard réglementaire, émouvante suffisamment pour remuer le français vautré dans son transat devant sa caravane à l'heure de l'apéro et des informations. Pain béni pour notre fier-à-bras sauveur d'otages prêt à envahir l'Iran avec son tuba et ses palmes, histoire de remonter d'un point dans les sondages. A moins qu'il n'énerve et ne braque les iraniens en poussant des cris persans, comme cela fut fait avec le nucléaire. Pourtant, avec leurs élections merdiques, nous aurions des tas de remarques à leur faire, car ce n'est pas chez nous qu'on fait voter les morts, qu'on falsifie les listes électorales ou qu'on se remplit les chaussettes avec des bulletins de vote.
Enfin pour les prochaines stagiaires un peu tendres et que l'on aurait besoin d'endurcir dans la perspective d'en faire des énarques, puis-je suggérer l'excellente université de Kaboul ou encore la prestigieuse école d'administration de Pyongyang...