Il y a un an le refondateur du capitalisme mondiale aboyait à qui voulait l'entendre qu'il allait imposer de nouvelles règles du jeu et qu'on allait voir ce qu'on allait voir. On l'a vu, alors, injecter sans contreparties, des milliards dans des banques larmoyantes, implorant qu'on les sauve et jurer de respecter ultérieurement une éthique qui ne fut jamais définie. Rajoutons au tableau qu'aux prémices de la crise, nombre d'initiés en profitèrent pour mettre leur bien à l'abri et nous aurons la mesure de la naïveté (dans le meilleur des cas) ou de la duplicité (dans le pire) de nos dirigeants.
Maintenant que le refondateur est au tapis, les bras en croix sur une plage du Cap Nègre, voilà que les banques profitent des vacances du pouvoir (je m'amuse) pour repartir comme en 14 dans les mêmes errances. Elles argueront peut-être du fait que les mêmes causes n'induisent pas les mêmes effets depuis la refondation. Moi, ce qui m'inquiète, c'est que le pouvoir doit être bien malade pour laisser Fillon prendre une initiative...