Nous ne verrons pas tous la mer cet été. Et alors...? A quoi ça rime cet instinct grégaire qui pousse les congés payés à ce précipiter vers le cagnard, en espadrille en plastique, boxer-short et bob Ricard, bref l'air con, pour se jeter dans une baille hostile pleine de méduses, de crabes, d'oursins, de rascasses, puis aller étendre sa serviette au milieu des thons rouges, des enfants hurleurs et des freesbees assassins. Serait-ce le plaisir de s'enduire de goudron, de se masser sur des galets brûlants, de prendre des coups de soleil, de deviser agréablement avec des militants de l'UMP, où de s'étendre parmi les puces d'eau, les canettes de bière, les chewing gums et l'emballage des glaces? A moins que ce ne soient le passage en rase-motte des canadairs, les malaises lipothymiques, les insolations, les hydrocutions et autres noyades dans les bahines....? N'empêche....