Peu importe qu'il se soit pris les pieds dans son short, qu'il ait glissé sur une bouse ou bien pété une durit, que ce soit de la faute à Voltaire, à Rousseau ou à Carla Bruni, ce que l'on retiendra surtout dans l'étalement présidentiel, c'est l'acharnement thérapeutique de ses communicants à bien nous ancrer dans la tête que c'était bénin, qu'il n'y aurait aucune conséquence, que les examens étaient normaux, qu'aucun médicament n'avait été prescrit, que ce n'était pas cardiaque, que cela arrivait à tous les hommes extrêmement sportifs et hyperactifs et donc qu'il ne s'était rien passé et que le président était en possession de tous ses moyens, c'est à dire que, hélas, il n'en avait pas plus qu'avant. Jusqu'à cette scène pathétique des adieux sur le perron de l'hôpital: " Encore merci pour tout - Revenez quand vous voudrez - mes amitiés à Jean-Pierre Chevènement - Je n'y manquerai pas...".
Et puis l'innénarrable Lefèbvre est arrivé en disant: " Si personne ne considère qu'un accident cardiaque c'est une alerte, alors qu'est-ce qu'une alerte"? Et là, ça m'a bien fait rigoler!