Beaucoup de gens se préoccupent de ce qui va leur arriver après. Pas demain, ni dans quinze jours, non, après, quand tout sera fini et donc qu'ils seront morts. Mais franchement, on s'en fout, on le saura toujours assez tôt. Et puis, dans le pire des cas, s'il n'y a rien, ils ne sauront pas qu'ils savent, à l'inverse de Gabin qui savait qu'il ne savait rien, avantage appréciable. Pour les impatients, puisque ça existe, je suggère d'ouvrir une fenêtre et de sauter, en prenant toutefois la précaution de vérifier qu'ils ne se trouvent pas au rez de chaussée, encore que quand on est con...On peut aussi essayer de marcher à la rencontre d'un TGV en ayant bien conscience que la marche peut-être longue, les horaires de la SNCF étant approximatifs.
Non, moi, ce qui me préoccupe, c'est ce qui s'est passé avant! Je veux bien aller droit vers le néant mais je n'accepte pas d'être sorti de nulle part. D'ailleurs je trouve que lorsque Courbet peint "L'origine du monde", il ne se foule pas des masses. Pendant qu'il y était, il n'avait qu'à peindre une nana de l'intérieur! Dans l'Art contemporain, on peindrait un spermatozoïde de taille réelle sur une grande toile blanche en forme d'ovule, mais ça ne nous ferait pas beaucoup avancer non plus! Vous me direz mais qu'est-ce que tu en as à secouer puisque c'est du passé...Non non non, moi ce qui m'intrigue, c'est de savoir ce que l'on a bien pu faire avant.....pour mériter ça!