Jeudi 6 août 2009 4 06 /08 /Août /2009 15:55
Nous ne verrons pas tous la mer cet été. Et alors...? A quoi ça rime cet instinct grégaire qui pousse les congés payés à ce précipiter vers le cagnard, en espadrille en plastique, boxer-short et bob Ricard, bref l'air con,  pour se jeter dans une baille hostile pleine de méduses, de crabes, d'oursins, de rascasses, puis aller étendre sa serviette au milieu des thons rouges, des enfants hurleurs et des freesbees assassins. Serait-ce le plaisir de s'enduire de goudron, de se masser sur des galets brûlants, de prendre des coups de soleil, de deviser agréablement avec des militants de l'UMP, où de s'étendre parmi les puces d'eau, les canettes de bière, les chewing gums et l'emballage des glaces? A moins que ce ne soient le passage en rase-motte des canadairs, les malaises lipothymiques, les insolations, les hydrocutions et autres noyades dans les bahines....? N'empêche.... 
Par Axel21
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Jeudi 6 août 2009 4 06 /08 /Août /2009 10:16

Lorsque j'étais gamin et qu'on allait voir nos cousins à la ville, ils m'emmenaient parfois au cinéma du patronage voisin. Un drap, une cinquantaine de chaises, un vieux projecteur et un  curé militant idoine me servirent d'initiation au cinéma: j'avais neuf ans.

Il y avait toujours, pour commencer, un court-métrage de Charlot ou de Max Linder, histoire de chauffer la salle. Puis venait le grand film.

J'en garde plus particulièrement deux en mémoire.  Le premier, "La chevauchée fantastique" de John Ford, me faisait entrer de plain-pied dans un monde épique en noir et blanc que je ne soupçonnais pas, moi qui adorais pourtant jouer avec mon frère aux cow-boys et aux indiens...il faut dire que ni la patrouille ni la tribu, comptant chacune respectivement un représentant, n'étaient à la hauteur de mes rêves!Et puis nous n'avions pas les moyens de nous offrir une aussi belle diligence et c'était un tombereau qui faisait l'affaire.

Mais le film qui me marqua le plus fut "Barry" de Richard Pottier (1949). Pour du mélo, c'était du mélo! L'histoire de ce chien d'avalanches qui entre 1800 et 1814, sauva plus de 40 personnes égarées dans le col du Grand Saint-Bernard. Élevé à l'hospice du col par les cénobites (tranquilles), le Saint-Bernard était réputé pour son courage et son dévouement. La scène du film où le brave chien réveille l'enfant enseveli qui va mourir et parvient à le ramener est encore, insoutenable, dans ma mémoire. Inutile de dire que, sous les risées de mes cousins, j'étais en larmes à la fin de la projection. Des années plus tard, en visitant l'hospice, j'eus encore le coeur serré en voyant Barry III empaillé, le I, le seul, le vrai, étant dans un musée à Berne...

Peu de films m'ont redonné cette émotion d'enfant sauf peut-être "un long dimanche de fiançailles" de Jeunet, d'après le livre encore plus bouleversant de Sébastien Japrisot et dernièrement "le vent se lève" de Ken Loach, avec la scène poignante de la fin entre les deux frères. Je citerai aussi la liste de Schindler, pour ....le générique de fin dans le cimetière. Et vous?

Par Axel21 - Publié dans : Mes histoires brèves
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Mercredi 5 août 2009 3 05 /08 /Août /2009 13:29
Dans le temps, notre facteur s'appelait Désiré, ça ne s'invente pas. C'était un grand maigre déguingandé qui n'avait rien à envier à Jacques Tati dans "Jour de Fête". Fallait le voir enfourcher son vélo, posant un pied  sur une pédale pendant que son autre jambe s'envolait rectiligne en arrière. Il trimbalait une énorme sacoche à l'avant plus une autre qu'il tenait en bandoulière. Ce n'est pas que les gens du village étaient particulièrement pressés de recevoir leur courrier mais ils aimaient bien le rituel de la visite du Désiré. Si vous receviez une carte postale, il l'avait déjà lue et vous en faisait le commentaire. S'il s'agissait de l'une de ces funestes lettres entourées d'un liseré noir, il prenait un air compassé et attendait jusqu'à savoir qui était mort afin de diffuser la nouvelle dans le village. Les femmes seules lui proposaient un coup de ratafia, les hommes  un canon, ou pire, une ch'tite gnôle de derrière les fagots. Sa réponse était toujours la même:" c'est point de refus".
 
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Par Axel21 - Publié dans : Mes histoires brèves
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Mardi 4 août 2009 2 04 /08 /Août /2009 08:18
Le Daniel s'était installé pour la seconde quinzaine de juillet au camping GCU du Lavandou sur le conseil de son pote Jean-Claude qui lui avait affirmé que c'était un bon plan pour draguer. Mais le Daniel, qui était un serial loser en général et pour les filles en particulier, n'avait rien vu venir sous sa tente. Où entendit-il parler de la plage de nudistes de Cavalaire, ça, je ne le sais pas, tout ce que je sais c'est que ce lieu improbable devint pour lui l'objectif de la dernière chance.
  
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Par Axel21 - Publié dans : Mes histoires brèves
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Lundi 3 août 2009 1 03 /08 /Août /2009 08:57

 Au mois d'août, souvent y se passe rien! Dès qu'on a plus sa petite catastrophe, on est perdu. Bah, y suffit de chercher un peu, il reste des nouvelles formidables... Tenez....
Kouchner, dit le petit-porteur, pense qu'en Afghanistan, il faut négocier avec les talibans modérés! Il en a de bonnes le  docteur, et comment qu'on fait pour reconnaître un taliban modéré? C'est celui qui dit "si youplé ji m'escuse" en lapidant une femme voilée violée?
Trois jours et demi pour traverser l'atlantique à la voile. Mais qu'est-ce qu'il a foutu, Christophe Colomb? En plus il avait des caravelles tout de même plus fiables qu'un Airbus!
Le Cambodge vient d'interdire le concours "Miss mine antipersonnel" que voulait organiser un norvégien qui avait déjà sévi en Angola. Le premier prix, délivré par les internautes? Une prothèse de jambe faite sur mesure! Je vois d'ici vos mines déconfites et pourtant cette nouvelle est authentique! Moi, c'est bien simple, les bras m'en tombent...
Puisqu'on est parti pour rigoler, en Inde, les fidèles d'un pélerinage observent un curieux rituel. Il s'agit de jeter son bébé du haut d'une mosquée. Ceux-ci atterrissent en principe 10 mètres plus bas dans un drap tendu par d'autre fidèles. Ils sont quand même prévoyants ces Indiens... (Mais qu'a fait Christophe Colomb pour ne pas découvrir l'Inde?) 
http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/video/2009/08/02/ceremonie-du-jet-de-bebes-en-inde_1225065_3216.html#xtor=RSS-3208001
Alors? Elle est pas belle, la vie?
Par Axel21
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